Qui fuis-je? Où cours-tu? A quoi servons-nous? Intervention de Thomas d'Ansembourg les 10, 11 et 12 novembre 2010

Publié le par blogfeve.over-blog.fr

Thomas d'Ansembourg illustre la Communication Non-Violente (CNV) par deux animaux, empruntés à Marshall Rosenberg : la girafe et le chacal. En nous parlant de manière théâtrale et humoristique, et avec l'aide de marionnettes représentant ces animaux, il nous fait découvrir deux manières très différentes de communiquer.

 

La girafe prend du recul sur les événements (long cou). Elle est à l'écoute de ses émotions et de ses sentiments (grand cœur). Elle est donc aussi à l'écoute de ses besoins, qui selon qu'ils sont satisfaits ou non vont entraîner tel ou tel sentiment. La girafe parle en « je ».

 

Le chacal lui est plutôt dans le jugement, l'accusation, le « tu ». Il est déconnecté de ce qui se passe à l'intérieur de lui, ne reconnaît pas ses émotions, sentiments, besoins, ne sait pas les exprimer. Il tombe dans les pièges de la communication : penser en « il faut... », culpabiliser, avoir une pensée binaire, juger ou encore avoir des pré-jugés. C'est le langage que nous utilisons au quotidien, sans être conscients de la violence qu'il peut contenir ou entrainer.

 

Alors si je demandais à ces animaux de faire un bilan de l'intervention de Thomas, ils pourraient dire:

 

Le chacal : « C'était très bien. La CNV c'est super, c'est la solution à tous mes problèmes et Thomas d'Ansembourg il est génial.

Maintenant, il faut que j'arrête de juger, de culpabiliser, de dire "il faut" et que j'utilise la CNV dans ma vie de tous les jours.

Mais je m'en veux de continuer à juger, à dire "il faut" et de m'en sentir coupable... »

 

La girafe, qui n'est encore qu'un bébé girafe avec un long chemin qui l'attend, cherche :

« Quand j'émets un jugement, qu'est-ce qui est subjectif et qu'est-ce qui est objectif dans la situation ? Quels sont mes sentiments ? A quels besoins sont-ils associés ? »

Elle est consciente qu'elle est libre et a toujours le choix (même si celui-ci peut avoir des conséquences désagréables). Elle se demande :

« Quand je me dis "il faut" je suis partagée entre un sentiment lié à un besoin et un autre sentiment lié à un autre besoin. Je fais le choix de faire telle action, pour l'instant, en continuant de chercher comment satisfaire mon autre besoin. »

Et encore :

« Quand je me sens coupable, je suis partagée entre un sentiment agréable, lié à un besoin satisfait et un sentiment désagréable lié à un besoin non satisfait. J'accepte quelle est ma part de responsabilité dans la situation. »

De plus, la girafe apprend à exprimer sa joie, ce qui lui permet de l'amplifier et de la transmettre. Pour cela elle recherche :

« Quels sentiments sont associés à cette joie, et à quels besoins correspondent-ils? Comment décrire avec assez de précision ce qu'il s'est passé et comment je me suis sentie pour que d'autres puissent partager ma joie? »

 

 

Pour travailler sur chacun des pièges de la communication, ainsi que sur la joie, nous avons chacun analysé des situations vécues avec la méthode de la girafe, partagé en binômes, puis fait un retour tous ensemble.

 

 

La méthode est simple, même si elle représente un travail fastidieux au début, étant habitués à penser et parler en mode chacal, et elle semble pouvoir porter de nombreux fruits sur notre vie, notre rapport à nous-même et aux autres. 

Nous avons découvert de nombreuses clés à utiliser au quotidien, en s'entraînant à réagir comme une girafe et non comme un chacal, et en faisant attention à adapter notre langage à notre entourage, à ce qu'il est prêt à entendre, en jouant la "girafe clandestine".

Enfin, un point qu'il me semble important de retenir est que nos besoins ont plus besoin d'être reconnus que satisfaits... cela peut simplifier la tâche!

 

 

Thérèse

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