Les fondements de la relation

Publié le par blogfeve.over-blog.fr

Il y a plusieurs façons de répondre aux questions : "Qui suis-je?" et "Qui sommes-nous?", mais c'est lorsque les identités personnelles et collectives sont définies en termes autocentrés que surgit la violence. Lorsqu'au contraire, l'identité est conçue comme relationnelle et narrative, un chemin s'ouvre vers la non-violence.

Guidé par la pensée de Paul Ricoeur et par celle de René Girard, cette intervention nous aide à mieux nous comprendre, à mieux saisir où se situent les racines de la violence et à discerner quelles sont les conditions d'un vivre-ensemble respectueux du cheminement et de la vocation de chacun-ne.

 

L'intervenant, Frédéric Rognon, est professeur de philosophie des religions à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg. Il a vécu quatre ans en Nouvelle-Calédonie, six années à la communauté de l'Arche de Bonnecombe et a été pasteur de l'église Réformée de France.

 

Mathilde et Sophie, nous ont fait un compte rendu de cette intervention que nous avons suivi pendant deux jours.

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ! ! !                  Bonne lecture !                                     

 

Nous allons vous présenter les deux notions qui ont le plus résonné en nous lors de cette intervention.

 

Tout d'abord, la distinction entre désaccord, conflit et violence.

Nous pouvons facilement être en désaccord sur un objet : le désaccord est une différence de point de vue, d’appréciation ou d’opinion.

Nous basculons dans le conflit lorsque l’un d’entre nous cherche à imposer son opinion. On peut distinguer le conflit d’objet du conflit de personne. Le premier est porté sur quelque chose de matériel, un besoin, une valeur ou bien encore un intérêt.

 

Le conflit de personne vient quand l’une ou les deux personnes en conflit mettent en cause la dignité et l’intégrité de l’autre. C’est alors que l’on voit apparaître la violence.

La violence, c’est considérer une personne comme moins qu’un être humain. Il y a alors atteinte à la dignité humaine. Il y a plusieurs types de violence: violence physique, violence psychologique, violence structurelle, violence symbolique ou culturelle.

 

Le deuxième point qui nous a particulièrement touché, c'est le développement sur la Gratitude comme manière d'être au monde. Frédéric cite Paul Ricoeur, philosophe chrétien (1913-2005), pour qui le fait de vivre dans la gratitude permet de rester « vivant jusqu'à la mort ». C'est le titre de l'essai inachevé qu'il a rédigé à la fin de sa vie. Cette attitude de gratitude intérieure devient un style de vie. Le fait d'exprimer la gratitude permet, en outre, de renforcer l'enrichissement qu'elle procure et de la faire rayonner vers l'autre. « Merci », en vieux français signifie « je suis à ta merci », ce qui revient à dire « j'ai reçu de toi quelque chose dont je te suis redevable ». Chaque relation nous permet de recevoir quelque chose de l'autre. « Quand on échange, on change » nous a rappelé F. Rognon.

 

Merci à lui.

 

Sophie et Mathilde

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Publié dans Interventions

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